« Une souris verte » au Théâtre Tristan Bernard (64, rue du Rocher, Paris 8ème) du mardi au samedi à 21h, samedi à 18h
« UNE SOURIS VERTE » de Douglas Carter Beane, adaptation Jean-Marie Besset, mise en scène Jean-Luc Revol avec Raphaëline Goupilleau, Arnaud Binard, Edouard Collin, Julie Debazac.
« A Hollywood, pour arriver en haut de l’affiche, il faut aussi occuper le terrain médiatique. Pour qu’on parle de vous quand on est un jeune acteur en pleine ascension, quoi de plus efficace qu’une belle histoire d’amour, si possible avec une femme ? C’est ce que Diane, une grande impresario de Los Angeles, essaye d’imposer à Mitchell, sa star montante qui ne voit pas tout à fait la vie comme ça. Il devra se plier à la règle, du moins aux yeux du public. »
Une pièce un peu inégale, sans doute plus habile que sincère mais diablement efficace, très bien adaptée et superbement mise en scène. La satire des moeurs d’Hollywood, où l’argent achète tout, y compris les consciences et où la parole n’a aucune valeur, est à la fois très drôle et d’une noirceur terrible. En agent prête à tout pour placer son comédien, Raphaëline Goupilleau joue dans un seul registre, celui du cynisme rigolard, mais elle y excelle ; son Molière n’est pas usurpé, même si, considérant son expérience, celui de la meilleure comédienne eut été plus adaptée que celui de la révélation féminine. Les autres comédiens ont des rôles moins valorisants mais je les ai cependant trouvés très bons.